
Dans le paysage automobile français de l’après-guerre, une voiture s’est distinguée par un design singulier et des solutions techniques audacieuses : la Panhard Dyna Z.
La première chose qui frappe en voyant une Dyna Z, c’est sa silhouette. Dessinée par Louis Bionier, sa carrosserie « goutte d’eau » est non seulement élégante, mais aussi d’une efficacité aérodynamique remarquable. Cette ligne profilée, associée à une construction ultralégère, résume sa philosophie.
D’abord fabriquée en Duralinox (aluminium), la voiture offrait des performances étonnantes malgré son petit moteur, avec une consommation très faible. Le coût de l’alliage ayant grimpé, Panhard revient ensuite à l’acier ; l’idée de la légèreté, elle, demeure au cœur de la conception.
Sous le capot, la Dyna Z reste originale. Son bicylindre opposé à plat (flat-twin) refroidi par air est une petite merveille pour l’époque : vif, volontaire, et célèbre pour sa sonorité si particulière.
La traction avant — encore peu courante alors —, la suspension souple et le faible poids offrent une conduite confortable et agréable, loin de concurrentes plus lourdes.
Produite de 1954 à 1959, la Panhard Dyna Z a marqué son époque. Elle demeure un classique pour son look intemporel et son fameux « sourire d’aluminium » — formé par le phare central — autant que pour ce qu’elle incarne : innovation et audace.
Silhouette rondouillarde, bicylindre au timbre caractéristique, carrosserie en Duralinox à l’origine : la Dyna Z apparaît comme une originale dans le paysage des années 1950.
Présentée en 1953, la Z1 bénéficie d’une carrosserie alu maintenant le poids sous les 750 kg quand, par exemple, l’Aronde dépasse la tonne. Son prix ne couvre toutefois pas le surcoût de l’alliage ; la gamme évolue alors vers des caisses mixtes puis tout acier. Début 1956, la Z1 vit ses derniers mois : les Z5 et Z6 prennent le relais à partir de mai.
Soubassement, toit, tablier avant et plancher passent à l’acier, les ouvrants restant inchangés. Ce qui frappe d’abord, ce sont les courbes élégantes et aérodynamiques, relevées de chromes discrets.
D’une cylindrée de 851 cm³ (alésage × course : 85 × 75 mm) et développant 42 ch, le moteur surprend par sa sonorité. Confortablement installé sur la banquette avant, on profite d’un habitacle lumineux et d’un bel espace. Le levier au volant commande une boîte à grille classique, avec quelques particularités : la marche arrière s’enclenche en quatre temps — amener le levier vers soi, tirer la tirette en bout de tige, revenir vers soi, puis abaisser.
Du troisième au quatrième rapport, il faut marquer un temps mort et soulager l’embrayage ; en rétrogradant, un rapide coup d’accélérateur évite de faire craquer la boîte.
Contact mis, les témoins s’allument (vitesse, charge, carburant) ; on actionne alors énergiquement la tirette à gauche du volant : le petit bouilleur s’ébroue. La visibilité est bonne, la direction douce et précise, le moteur souple.
Les 100 km/h sont atteints sans peine, même si la voix du bicylindre devient présente. Grâce à un Cx remarquable pour l’époque (≈ 0,26 en alu) et à un poids encore raisonnable (≈ 825 kg en caisse mixte), la Z1 file bon train. L’apparente fragilité du commodo incite cependant à la douceur ; avec la Dyna Z en alu, Panhard a sans doute eu raison trop tôt…
Remarque matériaux de caisse : Duralinox (aluminium) au lancement → caisse mixte alu/acier (1956) → tout acier ensuite (coûts en baisse, poids en hausse).